And The Circus Leaves Town

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Description du produit:

Ne serait-ce que pour "One Inch Man", ...And The Circus Leaves Town se révèle être un des sommets du rock dit "stoner" – totalement indispensable donc. Depuis le premier album, Wretch, les Californiens de Kyuss ont gagné en maturité, notamment au fur et à mesure des changements de line-up successifs (l'ex-The Obsessed Scott Reeder déboule à la basse sur le précédent Welcome To Sky Valley ; Brant Bjork joue ici de la batterie) comme au contact d'un producteur de la trempe de Chris Goss. En quatre albums, celui-ci étant le dernier, Kyuss s'est imposé comme une des formations qui a marqué le genre et influencé jusqu'à Nirvana pour un disque comme In Utero. Cinq ans après leur séparation sortira un ultime Muchas gracias. The Best Of Kyuss qui compile, entre autres, faces B, raretés et enregistrements inédits en public. --Hervé Comte
Détails sur le produit
  • Artist: Kyuss
  • Binding: CD audio
  • EAN: 0075596181129
  • Label: Elektra
  • Manufacturer: Elektra
  • MPN: 61811
  • NumberOfDiscs: 1
  • OriginalReleaseDate: 1995-01-01
  • ProductGroup: Music
  • ProductTypeName: ABIS_MUSIC
  • Publisher: Elektra
  • ReleaseDate: 1995-06-16
  • Studio: Elektra
  • UPC: 075596181129

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Commentaires en ligne

...And The Circus Leaves Town2007-08-28
Une tornade de riffs répétés à l'infini. Voilà ce qu'assène ici Kyuss pour leur dernier, hélas, vrai album. On est loin des longues dérives tectoniques des deux précédents. Tout est plus court, plus concis dans la forme. Plus hypnotique aussi. Mais toujours aussi lourd, gras et sublimement écrasant. En témoigne l'ouverture « Hurricane », l'irrépressible « Gloria Lewis » et son martèlement rythmique, et puis l'énorme charge d'« El Rodeo ». A côtés d'instrumentaux relativement apaisés, pour du Kyuss bien sûr, tel « Phototropic » ou « Jumbo Blip Jumbo », le groupe balance des morceaux rapide, plus métal, où ça grooverait presque sous la chape grâce à la voix, toujours aussi belle, de John Garcia, qui alterne sans effort le rauque et le caressant. Sur « Tangy Sizzle », il semble s'élever, tant bien que mal, au dessus du rouleau compresseur sonore emmené par le nouveau batteur Alfredo Hernandez. Tout cela serait déjà très bien si il n'y a avait pas deux monuments de stoner rock. « One Inch Man », dont l'intensité augmente par couches successives. Et le splendide « Starship Landing », qui porte bien son nom, même si au final tout ça ressemble plus à un décollage. Une collection de riffs monstrueux, en trois parties, chacune reprenant de zéro mais tendant vers le même final, où des soli hallucinés se battent entre eux, soutenus par la fameuse rythmique tellurique, marque de fabrique du groupe et de leur producteur Chris Goss. Un morceau caché, une douce ballade mélancolique met fin au voyage. Moins chaud que ses prédécesseurs, plus sombre aussi peut-être, mais un sommet en tout cas.
un disque pour les profondeurs eternelles de l'ame métalique2007-08-14
Perdu dans les méandres du mojave, la gorge sèche et les yeux brulés par le soleil et l'air aride, je marche inéxorablement pour éviter de sombrer....
Le son de Kyuss (prononcer Kayeusse) prend de l'ampleur sur ce quatrième effort John Garcia, Josh Homme, Nick Olivieiri et Brant Bjork, s'affirment un peu comme des pionniers.
Les quatres sont traumatisés par la lourdeur d'un Black Sabbath et gracieusement conquis par les mélopées psychédéliques des Blues Oyster Cult et autres Blue Cheer, puis enfin béni par la subtilité de ne pas gueuler comme des veaux dans leur micro... yeah ces mecs ont la classe!
Ils ont su très justement apporté à leur manière un zeste de fraicheur, de nuance et de subtilitée , dans un métal qui en avait bien besoin, de 1990 à 1996 et avec à l'appui quatres gallettes ils s'affirment comme les fers de lance de cette nouvelle scene étiquettée de Stoner métal.
Portée à nue par la critique de l'époque leur carrière se ferme sur ce « et le cirque quitte la ville » nom predisposé?! Peut être mais pour moi il reste le meilleur, édité sur la major elektra en l'an de grace1995, il presente une pochette qui échape de visu aux sempiternelles cranes et autre images morbides et grotesque que l'on associe à ce courant musicale... C'est une belle photo, mais pas drole du tout qui presente un village noyé par les eaux...
La production lourde et étouffante confère à cette gallette une atmosphère passionante, captivante et claustrophobique presque paranoiaque comme les écrits d'un Kafka, 11 titres qui ne font pas dans la dentelle, fondu dans l'acier et exposé à l'érosion des vents desertiques chargé en sable.
Les guitares biscornus et chargées en fuzz serpentent le mur imperméable formé par une section rythmique sans faille, la batterie métronomique calle des breaks toujours dans le ton et la basse hum fait le reste meublant le vide en formant un ecran vaporeux et compact!
Le son s'assouplie sur un track qui reste pour moi le chef d'oeuvre de leur carrière, Catamaran hésitant dans sa démarche, frappé par l'ambivalence, lunatique à souhait...Ils nous servent une mélodie evanescente et désolé ponctué par des attaques agressives...
Presque du rock, cette pépite ne dure que deux minutes, le temps de nous montrer que le métal peut être chose qu'une expression de rage et de violence, devenir artistique en se montrant sensible et plein de surprise
Inégalable dans cette catégorie...2006-11-27
Le dernier album de Kyuss. Qui les connaissait à l'époque en France ou en Belgique ? Pas grand monde à coup sûr... Je les ai découverts par hasard en festival, juste après la sortie de ce disque, donc peu avant la fin ! Il était environ 15 heures, il faisait sec, le soleil tapait dur et le vent soulevait un peu de poussière... Un décor idéal pour ce groupe d'extra-terrestres ? Le chanteur, cheveux au vent, le guitariste, pas encore rock star, presque immobile, prenant de drôles de poses avec son drôle de non-look, et qui envoie ses riffs dégoulinants de feeling, le batteur master ès groove et ultra pachydermique, le bassiste infra-sismique. Quel souvenir ! On n'avait jamais rien entendu de tel à l'époque, une sorte de croisement entre Black Sabbath, Cactus et... Conan le Barbare pour le côté heroic fantasy du chanteur, mais avec néanmoins beaucoup de finesse et de SWING. Un truc à part, souvent copié, jamais égalé. Attention au volume de votre chaîne: risque de pulvériser vos enceintes !
Historique...2003-12-22
Historique, tel est le mot... Après deux premiers albums, Kyuss, combo mythique ayant essuyé les paltes des demi-échecs commerciaux livrait avec cet album la quintessence de ce qui allait devenir le rock stoner pour les critiques avides d'étiquette ? Kesaco, rock stoner. Mélangez : un peu de Black Sabbath, pour la rythmique lourde et quasi hypnotique, un peu de 70s psychédélique et jamais à l'abri d'une expérimentation sonore, la puissance sourde d'un hard rock préhistorique et le sens de la mélodie de Josh Homme, leader de Kyuss avant de prendre en main les Queens of the Stone Age et de gérer les Desert Sessions. Ajoutez y un grain de folie propre au désert californien, à l'ombre de Palm Springs et vous obtiendrez un son inoui, stoner parce que défoncé mais incroyablement musical. Bref, un des albums les plus importants des 10 dernières années, pour la simple et bonne raison qu'il a influencé une grande partie de la scène rock et indé (à commencer par le In Utero de Nirvana, écris sous haute influence des hommes du désert). Kyuss fait partie de ces groupes mythiques, mal connus mais qui, dans l'ombre, ont laissé leur marque sur le rock (voir aussi Nine Inch Nails dans un autre genre). Faites vous plaisir, allez à la source trouver l'origine du Son !!
Kyuss, un album guerrier2002-02-16
dans la longue lignée d'un heavy qui nous vient des 70's, un son lourd et puissant, proche d'un black sabbath, à découvrir,